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26/01/2018

François Morel

Comment présenter votre spectacle ?
Peut-être comme un hommage tendre et moqueur à un music-hall passé, à un récital un peu à l’ancienne. C’est un spectacle de chansons où j’essaie de ne pas oublier d’être comédien dans et entre les chansons.
 
Ce spectacle c’est aussi une histoire ?
Ce n’est pas une comédie musicale avec un début et une fin, mais plutôt plein d’histoires avec l’amour du music-hall en fond.
 
Avec qui avez-vous créé ce spectacle ?
J’ai écrit pas mal de chanson et j’ai été aidé par Antoine Sahler, le compositeur des musiques, et qui a écrit quelques textes. C’est aussi une collaboration avec Juliette, la chanteuse, qui signe la mise en scène. Quatre musiciens m’accompagnent, un pianiste, une saxophoniste, une percussionniste et un violoncelliste, mais en fait tous les musiciens sont multiinstrumentiste.
 
Vous avez reçu le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros, comment le ressentez-vous ?
Un grand plaisir, une reconnaissance. La plupart des gens me connaissent plutôt comme comédien que comme auteur interprète. J’ai moins l’impression d’être un imposteur quand je fais le chanteur !
 
Pourquoi ce titre La Vie (titre provisoire) ?
Dans le spectacle, il y a beaucoup de chansons qui donnent une définition très approximative de la vie. Mais je ne voulais pas prendre pour titre La Vie parce que cela aurait été définitif. Le côté provisoire me plaisait bien, toujours en évolution, comme le spectacle l’est, avec des chansons que nous avons ajoutées depuis le début.
 
Auteur, interprète, comédien, metteur en scène, chroniqueur… êtes-vous un touche-à-tout qui réussit tout ?
En fait, je suis un homme de spectacle. C’est un peu la même activité tout cela. J’écris et je joue. J’ai la chance d’avoir plein d’incompétences dans la vie, alors je me concentre sur ce que je sais à peu près faire. Metteur en scène, je ne le suis pas vraiment, j’ai décliné des propositions. Je préfère être sur un plateau. Je suis un artiste vivant ! Si j’avais voulu faire une carrière, je me serais concentré sur une seule activité, mais j’ai envie de m’amuser dans la vie, de prendre du plaisir et chaque activité est une respiration par rapport aux autres.
 
D’où vient votre inspiration ?
Je ne sais pas. Si je savais, ce serait plus simple. Je regarde, je lis les journaux, je m’intéresse au monde, aux autres pour pouvoir le raconter sur scène. Je ne sais pas d’où vient l’inspiration et en plus, elle ne vient pas tous les jours… (rires).
 
Que gardez-vous de votre expérience avec les Deschiens ou dans Palace ?
J’y pense souvent, plus encore les Deschiens que Palace. Je pense que cela m’a beaucoup délié l’imaginaire le fait d’improviser énormément. Jérôme Deschamps m’appris à être plus suggestif, à donner une grande part à l’imagination du spectateur.
 
Quels sont vos projets ?
J’ai un projet de reprise d’un certain nombre de sketches de Raymond Devos qui s’appellera J’ai des doutes. Il y a aussi la sortie bientôt de Baron noir à la télévision dans lequel je joue le rôle d’un homme politique et je pense qu’une troisième saison se prépare…
 
Un mot pour nos lecteurs ?
Je vois la tête des spectateurs après le spectacle et je vois qu’ils ont passé un bon moment. C’est un spectacle qui fait du bien !
 
 

Dites-nous

 
Paris ou Flers (son lieu de naissance) ?
Paris, pour travailler, aller au cinéma, au bistrot… Mais je déteste choisir, je suis un homme d’équilibre. Je suis en même temps Flers et Paris.
 
Sourire ou mélancolie ?
Sourire, car il peut y avoir de la nostalgie dans un sourire.
 
Deschiens ou des chats ?
Deschiens, jusqu’au bout !
 
 
La Vie (titre provisoire), le mercredi 21 février à 20h, théâtre Charles-Dullin à Grand Quevilly, 02 35 68 48 91.