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02/03/2018

Naâman

Révélation reggae de ces dernières années, l’artiste normand se produit au Zénith de la Métropole le 29 mars prochain.
 
Votre 3e album, Beyond (Au-delà en français), est sorti à l’automne dernier, comment le qualifier ?
Je pense qu’il est très équilibré, contrairement aux précédents. Il y a vraiment de l’expérience du temps et des moyens en plus, une vision plus large de la musique et donc des chansons plus abouties.
 
Pourquoi Beyond ?
C’est le mot qui reflète le mieux l’état d’esprit dans lequel l’album a été construit. C’est aussi une référence à la foi, au-delà, c’est quelque chose que l’on ne voit pas mais que l’on sent, qui est positif, comme dépasser ses frontières, ses barrières pour aller au-delà. Et aussi un message car nous sommes nous sommes bien plus grand que ce que l’on pense. La vie est bien plus profonde que ce que les yeux peuvent laisser croire.
 
Un album positif ?
Il n’y a pas de positif sans négatif, voilà ma vision. Alors, quand on entend une chanson qui peut paraître positif, elle a aussi été inspirée par quelque chose qui peut très bien être négatif. On peut chanter des chansons d’espoir, des chansons d’amour qui sont nées d’une souffrance. Dans Way Too Long (un des titres de l’album, NDLR), on peut penser qu’il s’agit d’une chanson positive mais elle part d’une dispute amoureuse. Chaque chose contient son opposé.
 
D’où viennent vos influences ?
D’un peu partout… On vit une époque dans laquelle il n’y a plus vraiment de frontières, avec internet et un peu de recherche on accède à tout. Bien sûr, je suis un grand fan de reggae, de vieux reggae, de roots… et ça ne change pas. Mais il y a aussi plein de styles musicaux qui sont venus à nous. Les influences, c’est le monde entier, après on choisit, ou on ne choisit pas d’ailleurs. Chaque style qui naît est le fruit de rencontres. Sur cet album, c’est bien sûr le reggae, mais il y a aussi une touche de hip hop, une de musique latine, de soul…
 
Sur Beyond, il y a quelques mots en français, ça va se reproduire ?
Cela s’est fait très spontanément. On me l’a souvent demandé, de chanter en français, et cela s’est fait pendant l’enregistrement du morceau (Own Yourself). Pour l’avenir, cela se fera de la même façon. Je pense que j’ai ouvert une porte que j’avais un peu peur d’ouvrir. Je redécouvre ce que c’est de chanter dans ma langue maternelle.
 
Un Zénith à Rouen, jouer à domicile, les Dieppois seront là aussi…
Toujours un peu plus de pression… la présence de la famille, des amis, de ceux qui nous connaissent depuis tout petit ou peut-être d’où on vient et l’envie d’être les meilleurs…
 
Fatbabs et Toots sur cet album, vous envisagez d’autres collaborations ?
Fatbabs, c’est le binôme, nous créons la musique ensemble. Toots, c’était juste un petit passage en Jamaïque pour enregistrer avec lui, magique ! D’autres collaborations vont venir, cela se fait avec le temps, avec le plaisir, au naturel, plus par des affinités humaines que musicales d’ailleurs.
 
À quand un album live ?
J’y pense… Nous enregistrons tous les concerts… Sûrement avant la fin de la tournée il y aura quelque chose, dans une salle qui sonne bien, avec un public hyper chaud, quand le show sera bien rodé.
 
D’autres projets ?
D’abord finir la tournée de l’album. Idéalement j’aimerais faire une petite pause dans les concerts, voyager. Et puis j’investis aussi dans du matériel pour enregistrer à la maison… donc peut-être un projet à venir.
 
On est loin des répétitions dans un garage dans la boucle de Jumièges…
C’est vrai que les choses ont bien changé (rires, NDLR). Avant on pouvait passer des semaines entières à répéter sous la pluie normande. Aujourd’hui, on répète à Paris et, souvent, les vraies répétitions se font sur scène, là où l’on se rend compte de ce qui marche ou pas.
 
Un mot pour nos lecteurs ?
Ce concert va être un super moment, avec beaucoup d’amis sur scène et beaucoup de bonheur. J’ai la chance d’avoir un public formidable. Mon premier Zénith à Rouen, cela va être une fête.
 
 

Dites-nous

 
Français ou anglais ?
Français, c’est mon chez moi, la langue de mon cœur. Mais l’anglais, c’est la langue pour ma musique et les voyages. 
 
Festival du Loup vert* ou Veilles Charrues ?
Loup vert, à 200 %. C’est la famille, les amis, notre équipe.
 
Dieppe ou Kingston ?
Bonne question ! On ne peut pas séparer la racine, Dieppe, des fruits qui se trouvent à Kingston.
 
En concert le jeudi 29 mars à 20h au Zénith de la Métropole Rouen Normandie.
 
* festival de reggae soul créé en 2016 à la base de Jumièges-Le Mesnil. Naâman, qui a débuté la musique à Jumièges d’où sont originaires ses amis musiciens, en était la première tête d’affiche.
 
Photo : © EMMA BIRSKI